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vendredi 20 septembre 2019

Mme Escargot est morte, vive La Terrienne !


Me revoici après 3 ans d'absence.

Après avoir travaillé comme salariée
Après avoir arrêté la production d'oeufs
Après avoir beaucoup douté
Après avoir racheté ma ferme
Après avoir quitté cet emploi
Après avoir flippé devant l'ampleur du boulot (maudite entropie !)

Me revoici à la ferme avec à nouveau des tas de projets, en cours et à venir.

Tout d'abord, depuis avril, j'ai fait le point sur la situation de la ferme.
Les clôtures, bâtiments, matériel sont HS ou en panne en grande partie. Caramelle la vache est en pension chez un généreux voisin mais il serait nécessaire de la rapatrier.

J'ai expérimenté quelques cultures sur une petite parcelle avec l'aide de Charles Quinard et de ses chevaux. L'objectif est de cultiver principalement des fabacées (légumineuses). Les premiers résultats sont instructifs.

Je propose dans les jours à venir un panel de formations et ateliers pour partager tous les savoirs et savoirs faire acquis dans cette aventure.

Et aussi le rallumage du four à pizzas maison, des chantiers participatifs, du Gamping, des baissières, un puits...

Vous aurez bientôt des nouvelles
Maïs de pays du Sud Ouest





dimanche 22 juin 2014

Futures poules

Aujourd'hui, élever des poules pondeuses n'a pas grand intérêt en soi.
La plupart des éleveurs professionnels fonctionnent de cette façon : ils achètent des poules en âge de pondre (à partir de 18 semaines) et un aliment très compétitif. Les poules sont installées dans un poulailler équipé et éclairé de façon à favoriser la ponte au maximum (ex : 16h d'éclairage par jour en bio) même pour des œufs de "plein air". Pendant environ un an, ils nourrissent chaque jour les poules et ramassent les œufs.


Cette façon de travailler ne me satisfait pas. Elle nécessite une technicité importante, des poules de compet' (c'est à dire non rustiques), de bonnes installations qui coûtent cher et une grande réactivité en cas de problème.
Choses que je n'ai pas.
Pour améliorer l'atelier "poules" j'ai décidé de me pencher sur l'élevage avant les 18 semaines. Le but étant à terme d'élever la race de mon choix sur la ferme.
J'ai donc acheté 125 poussins de pondeuses, âgés d'un jour seulement.

J'ai installé ces demoiselles dans un grand carton (bien isolant), avec une lampe chauffante (il leur faut 38°C la première semaine !), de l'eau et de l'aliment.

Aujourd'hui, il en reste 114, elles ont 8 semaines, elles ont déménagé dans leur poulailler définitif et je leur apprends à manger des vers de terre, ce qui n'est pas si courant pour des poules d'élevage.


vendredi 24 janvier 2014

Après la pluie vient la gadoue

Il est encore temps de vous souhaiter une bonne année 2014, mes meilleurs vœux de santé, bonheur et prospérité. La totale.

Je n'ai pas écrit d'article depuis longtemps mais ce n'est pas parce qu'il ne se passe rien ici, au contraire, nous n'arrêtons pas de nous démener pour faire évoluer la ferme.

Au programme de l'automne après la fête du jardin : abattage des poules les plus agées, cuisine du cochon, corrida avec une velle...
J'ai aussi réussi à trouver une centaine de poulettes en âge de pondre, puis le début des travaux de rénovation du toit de notre vieux séchoir à tabac.
Le matos sera bientôt au sec pour bien commencer l'année

Viens ensuite la pluie, la pluie, la pluie et finalement la gadoue due à notre magnifique et très exigente terre argileuse. Je lutte contre cette boue pour me déplacer sur la ferme, pour transporter l'aliment des poules, le fumier, le foin, pour faire des rigoles de drainage. Les animaux souffrent de cette humidité, les ânes surtout et la vache a comme des bottes aux pattes.

Malgré cette lutte quotidienne, je garde le moral en observant l'apparition des courageux germes de bulbes, jonquilles, narcisses, crocus et ceux des anémones qui pointent leurs nez.
Nous continuons aussi les projets. Nous avons entamé les démarches de conversion vers l'Agriculture Biologique. Il s'agit seulement de se faire labelliser et de payer pour ça. Ensuite, le projet majeur de 2014 sera d'ouvrir un tout nouveau mini-camping naturel, pour faire profiter quelques visiteurs de notre bel endroit.

lundi 7 mai 2012

Journée de merde

      Élever des poules, une vache, des ânes, ce n'est pas seulement ramasser les œufs, tirer le lait, donner des graines ou du foin, faire des balades.
Ça, c'est le côté sympa, agréable.
Mais il y a aussi une partie du travail dont on ne parle pas dans la Petite maison dans la prairie, ni dans Aglaë et Sidonie :

la merde !

A t'on jamais vu Charles Ingalls retourner un tas de fumier ?

On considère dans les milieux autorisés, qu'une vache produit entre 10 et 15T de  bouse par an.

Si j'ajoute la quantité de crottin produite par les 2 ânes, soit 5 à 8T, j'obtiens entre 15 et 23T de fumier produit.
J'en enlève la moitié car mes bêtes vivent dehors, et qu'elles ne font donc pas tout dans leur abri (surtout les ânes qui sont bieeeeeeennn plus propre qu'une vache), j'arrive quand même à 8 ou 12T.
J'ajoute les 2 à 3T de fientes produites par les poules.

Résultat : 10 à 15 Tonnes de fumier produit sur la ferme chaque année.

Considérons que ce fumier humide a le temps de sécher un peu avant que je le ramasse et on obtient au bas mot, 6 à 10T de fumier à sortir de l'abri des animaux et du poulailler.
Si on fait ça 3 fois par an, on remue donc 2 à 3,333T de fumier chaque fois.


Et cette chaque fois, ké lapelerio :

Journée de merde.

vendredi 18 novembre 2011

Nouveau départ

Avec une récolte d'escargots catastrophique et une mauvaise année pour la trésorerie et le moral, nous avons entamé une grande réflexion en famille, sur le fonctionnement et les activités de la ferme.
Cette réflexion n'a pas encore abouti mais des choses vont changer.
Tout d'abord je souhaite revenir à mes objectifs premiers, qui en arrivant sur cette ferme, étaient de vivre de mon travail à la campagne, dans un environnement agréable et sain, et d'y produire notre nourriture.
Grâce à quelques jours d'immobilité forcée, et en suivant quelques principes de la permaculture, je cherche à concevoir une ferme qui nous convienne mieux :
- Un lieu agréable à vivre, naturel, préservé
- Un lieu consommant le moins d'énergie fossile et humaine possible
- Un lieu très productif, fertile et nourricier
Expliqué comme ça c'est surement un peu flou, mais les projets et les idées sont là, que je raconterai au fur et à mesure.