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dimanche 10 août 2014

Igloo de terre 08

L'atelier de construction en terre a donc repris ce printemps. Désormais je mets les mains à la pâte tous les mercredi. Parfois quelques curieux ou courageux qui n'ont pas peur de se salir se joignent à moi. C'est une activité très plaisante, même seule, contrairement à ce que je redoutais. Un peu comme une méditation.


Le mur s'élève donc petit à petit. On commence à voir les progrès.

J'ai pu y incruster les premières bouteilles de verre qui seront autant de points de lumière.


Et le montant de la future porte d'entrée est fixé.


dimanche 20 avril 2014

Igloo de terre 07

Le chantier a donc repris grâce à la motivation de deux superbes femmes très volontaires. Ça monte, ça monte.
Merci mesdames.

LA SUITE PAR ICI

mardi 25 mars 2014

Igloo de terre 06

Le chantier de l'igloo en terre va bientôt reprendre.

Il a été délaissé en 2013. D'ailleurs je me demande ce que j'ai bien pu faire l'année dernière, vu tout le retard accumulé un peu partout.

Bref, la bâche de protection s'est envolée lors d'un de ces nombreux coups de vent, le pauvre kerterre est abandonné à la pluie, au vent et aux graines d'herbes folles. Contre toute attente, il n'a pas fondu sous la pluie incessante du printemps 2013, ni sous celle de cet hiver. Il est toujours là.

Il est couvert d'un joli tapis d'herbe tendre qui plaît beaucoup aux ânes. Ça lui donne un petit air de site druidique.
Si je veux y faire ma sieste en 2015, j'ai intérêt à m'y remettre vite.


AVENTURE A SUIVRE PAR ICI


mercredi 26 février 2014

Compost des toilettes

Nous avons commencé à utiliser des toilettes à compost ou toilettes sèches au printemps 2013. Consommer de l'eau potable à chaque chasse d'eau devenait insupportable et après tout, nous nous occupons des crottins et autres bouses de nos animaux, pourquoi ne pas traiter nos propres crottes. Cependant, nous voulions avoir un compostage bien organisé avant de nous lancer.

Un seau en plastique dans le garage, une vieille chaise, une belle planche en chêne et un rideau et le tour est joué. Ce n'est pas pire que les toilettes que nous avions avant.
Nous découvrons à l'usage que ce n'est pas très difficile. Pour le dire concrètement, il n'y a pas d'odeurs, ni de mouches tant qu'on dispose d'assez de sciure pour la litière.

Pour la partie compostage, le seau est vidé à peu près tous les 4 jours (c'est ainsi moins lourd à porter), vidé sur le tas de compost et rincé à l'eau. A chaque vidange, on couvre notre offrande d'un peu de paille ou de vieux foin, toujours disponible près du tas de compost.

Nous avons mis en place un compost en trois parties, pour une dégradation efficace. Dans le premier compartiment, on verse le seau des toilettes et celui des épluchures de cuisine frais. Quand le premier compartiment est plein, on le retourne à la fourche dans le deuxième compartiment. Nous mettons à peu près 5 mois pour remplir ce bac, à trois personnes. Le compost est aéré lors du transfert dans le deuxième puis le troisième bac. Le compost final ne sera donc utilisé qu'après environ un an et demi minimum.

Lors du premier transfert, j'avais constaté qu'il y avait peu de vers. Mais cette fois-ci ils sont bien implantés et ces magnifiques vers à fumier semblent se plaire dans notre compost familial.

lundi 25 mars 2013

Lasagnes du jardin 03

Petit bilan du système de "lasagnes"

Pour l'instant une expérience qui me convient à merveille. Adieu binages et désherbages qui font mal au dos.
Nous avons eu l'été dernier une assez bonne récolte de tomates, d'aubergines et de courgettes. Les poivrons n'ont pas poussé.
J'ai vaguement désherbé une ou deux fois, c'est à dire enlevé sur les bords et à la main, une sorte de liseron qui commençait à s'attaquer aux buttes.
La seule chose à laquelle j'ai vraiment du faire attention était l'eau.
J'ai donc du arroser régulièrement, plus qu'avec une terre argileuse, ou avec du BRF, mais à peu près autant qu'avec un système de buttes classique.
Rhubarbe et ail dans les lasagnes de l'été dernier
Les résultats pour les légumes d'été étant satisfaisants, j'ai voulu essayer avec les légumes d'hiver : blettes, choux variés, poireaux, quelques salades, dans de nouvelles lasagnes "fraîches".
Lasagnes d'hiver : choux, poireaux, bettes.
Il semble que je les ai plantés trop tard et ils ont tardé à pousser, mais nous avons mangé des bettes jusqu'à en avoir marre (il y en a encore) et les poireaux sont juste assez gros. Les choux chinois ont été mangés par la piéride et les limaces, il n'y a vraiment que les choux-vache qui ont résisté et quelques choux de Milan.
Les ingrédients des lasagnes étaient différents aussi : des branches, beaucoup de feuilles. Je pense que les couches de matières n'étaient pas assez variées.
Important cette année : j'ai pu accéder au potager malgré les pluies incessantes et la gadoue partout ailleurs.

Nous avons donc adopté les lasagnes pour de bon. Et nous construisons en ce moment une serre, indispensable pour faire les semis qu'on ne peut pas faire directement dans les buttes.
Nouvelles lasagnes pour les légumes du printemps.
 A suivre ICI

jeudi 14 février 2013

Récup

Nous essayons toujours d'utiliser au maximum les ressources locales et gratuites que sont les déchets.
C'est un principe de permaculture et pour nous une manière économique et écologique d'utiliser au maximum tout ce qui nous entoure. Cela demande souvent pas mal d'organisation et une bonne capacité de stockage, mais ça reste intéressant.
Nous recyclons une grande majorité des "déchets" de la ferme : fumiers, restes de foin, feuilles, cartons de livraison... et de la maison : épluchures, restes de repas, papier, emballages (très peu)...

Mais nous avons parfois besoin de ressources extérieures.

Emballages : Nous récupérons toujours les boites à oeufs (6 ou 12), les bouteilles en verre de type jus de fruit, désormais nous récupérons aussi les pots de yaourt en verre.

Nourriture animaux : nos poules sont ravies de manger les restes de pain dur. Nous acceptons aussi les coquilles d'huitres.

Petit matériel : nous sommes toujours à la recherche de seaux, utiles pour des tas de choses au jardin, compost, céréales, sable... L'idéal étant un seau assez grand avec couvercle.

dimanche 10 février 2013

En attendant moins d'eau

Malgré la pluie et la boue, nous réussissons à faire des petites choses.

En effet, le terrain est impraticable et même s'il ne fait pas très froid, je n'ai pas toujours le courage de rester dehors avec ce temps. J'ai une étable et un poulailler à vider de leurs fumiers respectifs, mais ma brouette pleine de fumier ne veut plus avancer sur l'argile trempée, et j'en ai ras le bol de perdre mes bottes dans la boue. C'est assez désagréable.

Mais nous avons trouvé des choses à faire pour nous occuper autres que la compta ou le tricot !

Nous avons monté de petites haies sèches qui permettent non seulement de fermer les passages de chasseurs, mais aussi d'utiliser les déchets de taille ou de débroussaillage. Ces haies peuvent aussi créer des microclimats dans les potagers et abriter des bébêtes.

Nous venons de finir la construction et l'installation d'un châssis vitré qui servira pour les petits légumes précoces et quelques semis. Aujourd'hui : semis de carottes, salades, radis et oignons blancs que je vais surveiller avec attention.

Cette semaine verra aussi la fermeture définitive de nos toilettes à eau, pour enfin passer aux toilettes à compost. Nous aurons pendant quelques semaines des toilettes sèches provisoires, le temps d'aménager de futurs lieux d'aisances super confortables. C'est ce qui est prévu...

Et dernier petit chantier en prévision : construction d'une serre pour des semis et quelques boutures.

mardi 27 novembre 2012

Igloo de terre 05

Avec la pluie, les rhumes et les vacances scolaires, les travaux sur l'igloo ne progressent pas.
J'ai quand même réussi à trouver un moment pour poser les futures aérations en bas du mur. Elles devraient faciliter le renouvellement d'air dans l'igloo et permettre un peu de chauffage au bois sans trop de courants d'air.


Nous avons aussi tendu une bâche au dessus du chantier pour que je puisse travailler même par temps de pluie.


AVENTURE A SUIVRE PAR ICI

mardi 23 octobre 2012

Igloo de terre 04

Nous avons essayé un nouvel outil pour malaxer la terre.


 C'est beaucoup mieux que les pieds, puisqu'il peut malaxer tout seul, tandis que je "splatch" les galettes herbe-terre sur le mur.


Nous devons encore adapter la texture, en gérant mieux la proportion d'eau. Mais c'est déjà une énorme amélioration du confort de travail.

AVENTURE A SUIVRE PAR ICI

mardi 16 octobre 2012

Igloo de terre 03

Les murs montent len-te-ment, mais ils montent.
C'est lent aussi car nous laissons sécher un jour sur deux.


Pour le process, sur les conseils avisés de Sandrine, nous allons sûrement utiliser un malaxeur de platrier, dès que nous en trouvons un.

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mercredi 10 octobre 2012

Igloo de terre 02

Les travaux continuent sur l'igloo de terre.
Le soubassement est terminé.
 Nous avons commencé à batir un seuil en béton de chaux.


Les premiers essais de mélange terre/herbe sont assez difficiles. Le résultat est bon mais le processus est long et difficile physiquement. Il faut trouver une façon plus efficace de malaxer la terre.

A partir de ce moment nous travaillons un jour sur deux pour permettre à la terre de sécher.

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jeudi 4 octobre 2012

Igloo de terre ou Kerterre 01

Les productions de la ferme étant cette année en "dormance", nous nous sommes replongés dans les travaux de notre maison. Elle compte aujourd'hui trois pièces habitables. Ce qui est très insuffisant pour recevoir correctement les amis et les divers visiteurs.
Pour l'été nous avons donc des caravanes, mais pour l'hiver ou une mi-saison fraiche, rien du tout.
Nous avons donc trouvé un petit habitat, facile à construire et pas cher, et apparemment très confortable, frais en été, facile à chauffer en hiver : le Kerterre.
Inventé par Evelyne Adam en bretagne, c'est une sorte d'igloo en terre et herbe, "low tech" et utilisant des matériaux très locaux puisqu'ils peuvent venir de votre jardin. Evelyne Adam vit dans un Kerterre toute l'année, et après avoir entendu des témoignages directs de personne ayant dormi dans un kerterre, j'ai hâte d'y faire ma sieste.
Pour plus d'infos sur la démarche d'Evelyne Adam :
http://vacancesaulogis.wordpress.com/
 + Une petite vidéo sur la construction d'un Kerterre
Pour en faire un dans votre jardin : Construire en rond, éditions Eyrolles.

1ère étape : le terrassement.
C'est assez dur sur un sol argileux en fin d'été, heureusement il y a des mains courageuses en ce moment (merci Guillaume, Barb et Marc). Il s'agit d'aplanir le terrain, en pente chez nous, pour placer notre cercle de 4 mètres de diamètre. Nous délimitons ainsi l'emplacement du futur igloo.


2ème étape : Faire un soubassement.
Il isolera le mur en terre du sol et évitera les remontées d'humidité par capillarité. Nous avons choisi de faire ce soubassement en pneus remplis de cassereaux de tuiles, car nous sommes assez peu expérimentés pour le faire en pierre et mortier de chaux. 




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lundi 25 juin 2012

Lasagnes du jardin 02

Quelle merveille ces "Lasagnes".
Depuis la plantation des tomates, aubergines et poivrons le 10 mai dernier, je n'ai pas désherbé une seule fois, à part un plant de blette un peu petit qui a été arraché par inadvertance. J'ai enlevé aujourd'hui le premier brin d'herbe indésirable. Le liseron commence à attaquer la plate bande mais un petit coup de tondeuse devrait régler le problème.


Depuis le 10 mai, j'ai arrosé une fois par semaine, pas plus. Et enlevé quelques gourmands sur les tomates, mais même ça j'arrête car ce n'est pas très "permaculturel".

Il y a un bout de la plate bande qui pousse moins bien, car il doit y avoir un truc à l'intérieur de la butte qui déplait aux plantes, sinon tout le reste est d'une grande luxuriance : grand développement des tomates, formation de fruits, beaux plants d'aubergines et leurs fleurs violettes, les poivrons sont un peu petits, mais nous allons avoir bientôt de nombreuses courgettes à farcir.
Vraiment génial.

A suivre

vendredi 18 mai 2012

Lasagnes du jardin 01

Toujours préoccupée de diminuer et faciliter le travail au jardin, j'ai fait une nouvelle expérience de technique de jardinage : les "lasagna beds" ou jardin "en lasagnes".
Le principe est d'empiler sur un sol non préparé, diverses matières organiques pour former une butte ou plate bande surélevée et très fertile.
J'ai fait au plus simple avec ce que j'avais sous la main.
Un lit de cartons

Une bonne épaisseur de fumier, quelques branchages

Une couche de paille, bien épaisse

Et finalement un dernier étage de compost bien mur récupéré à la déchetterie.

Terreau dans lequel j'ai planté, avec une étonnante facilité, sur le plat de la butte, des tomates, aubergines et poivrons.

Le sol recréé est très riche et ne convient pas au semis, seulement aux plants déjà formés. Sauf peut être aux cucurbitacées qui apprécient le compost. J'y ai donc semé melons et courgettes sur les bords de la butte, pour utiliser aussi la surface verticale.
Finalement, un peu de paillage ou mulch pour éviter le dessèchement et le croutage de la surface.

Avantages :
- Pas de travail du sol.
- Système pouvant être installé sur un sol pauvre
- Extrêmement fertile - Hyperproductif
- Augmentation de la surface (côtés cultivables), idéal pour petits jardins
- Pas de désherbage
- Récup de matériaux, coût nul
- Nettoyage de la surface utilisée, pour les années suivantes 

A suivre 

lundi 19 mars 2012

Des fraises suspendues

Une nouvelle petite expérience de jardinage qui nous a occupé ce dimanche d'averses.
Je suis nulle en désherbage de fraisiers, et je ne veux pas utiliser de baches, mais j'adore les fraises cueillies sur le pied. La maigre production en pot, de 3 malheureux fraisiers, disparait mystérieusement au fur et à mesure.
Nous avons donc trouvé un système qui devrait nous permettre d'avoir un bon paquet de fraises, sans désherbage. Un système qui conviendrait bien au jardinage urbain ou de balcon : une "colonne de fraisiers".
J'ai pris un seau percé et inutilisable dans son usage habituel. J'y ai pratiqué quelques ouvertures. J'ai percé de petits trous dans un tuyau PVC.


Je place dans chaque alvéole un pied de fraisier ou un stolon de l'année dernière. Je cale et rempli avec du terreau-compost, et je maintiens le tuyau percé au centre du seau.

On peut poser l'objet sur un support ou le suspendre solidement (hors de portée des enfants c'est possible aussi).
Le tuyau percé central permet d'arroser régulièrement toute la hauteur de plantation.
Il est possible de fabriquer cette colonne avec d'autres matériaux, bois, tonneau,
Un autre modèle à tester : le pentagone de fraises.


17 Juin 2014.
Je réactualise cet article car il semble très visité.
J'ai eu pas mal de fraises la première année avec ce système mais il fallait arroser presque chaque jour. Le récipient offrait trop de possibilités de perte d'eau. Je pense que ça peut fonctionner dans un petit jardin proche de la maison ou bien un balcon.
Pour un jardin moins fréquenté, il faudrait soit un conteneur plus grand, soit le système utilisé par "Way Out West Blowin Blog" :
LIEN VIDEO

Je vais le mettre en place pour l'année prochaine, à la fois dans la serre et dehors.