lundi 25 juin 2012

Lasagnes du jardin 02

Quelle merveille ces "Lasagnes".
Depuis la plantation des tomates, aubergines et poivrons le 10 mai dernier, je n'ai pas désherbé une seule fois, à part un plant de blette un peu petit qui a été arraché par inadvertance. J'ai enlevé aujourd'hui le premier brin d'herbe indésirable. Le liseron commence à attaquer la plate bande mais un petit coup de tondeuse devrait régler le problème.


Depuis le 10 mai, j'ai arrosé une fois par semaine, pas plus. Et enlevé quelques gourmands sur les tomates, mais même ça j'arrête car ce n'est pas très "permaculturel".

Il y a un bout de la plate bande qui pousse moins bien, car il doit y avoir un truc à l'intérieur de la butte qui déplait aux plantes, sinon tout le reste est d'une grande luxuriance : grand développement des tomates, formation de fruits, beaux plants d'aubergines et leurs fleurs violettes, les poivrons sont un peu petits, mais nous allons avoir bientôt de nombreuses courgettes à farcir.
Vraiment génial.

A suivre

Parterre autofertile 06

Des nouvelles du "quiole".
En mai, les petits pois ont finalement envahi toute la surface du parterre autour du compost. Les autres cultures comme la salade à couper ou les carottes on attendu un peu pour avoir de la lumière. J'avais "tuteuré" les pois pour éviter la casse. Nous en avons mangé plusieurs cuisines contrairement à certaines prédictions négatives et jalouses.


Quand la récolte des pois a été terminée, j'ai coupé, et non arraché, les plants, et contrairement à ce que j'aurai du faire je n'ai pas remis les coupes sur la terre comme paillage. Ce qui aurait évité le dessèchement de la surface.


Avec les fortes pluies du printemps, le côté culture du "Quiole" s'est fortement tassé, provocant un abaissement du niveau de la terre et un affaiblissement du mur, déjà fragile. J'ajoute donc à l'occasion, un peu de terreau, des déchets de feuilles ou des coupes de jardin, pour retrouver un peu de matière et d'humidité.

Sinon, la courge inconnue, qui était apparue en mai, a disparu, mangée par une limace et un gros plant de potimaron (probablement) l'a remplacé en direct du compost. J'ai planté quelques plants de tomates qu'on nous a donné. Il y a aussi deux ou trois pieds de blettes bien installées, mais les carottes ne se développent pas vraiment. Nous mangeons aussi des feuilles de salade à couper. Je vais resemer quelques radis, quelques salades en attendant août pour la mâche.

A suivre 

mardi 19 juin 2012

Calendrier des marchés 2012

Etant donné les changements sur la ferme, le calendrier des marchés de l'été 2012 est beaucoup plus simple.

  • Marché hebdomadaire : 
Œufs, escargots vivants en été, produits maison selon les saisons, les stocks et envies
La Réole tous les samedis matins
  • Marchés nocturnes :
Escargots cuisinés, à manger sur place ou à emporter
Morizes : Vendredi  29 juin
La Réole : Jeudi 19 juillet
La Réole : Jeudi 9 août

  • Groupes de consommateurs
Oeufs
La Réole : "Mangeons local à La Réole", tous les mercredi de 18h30 à 19h30
Bordeaux St Michel : Vente privée, livraison sur commande un jeudi sur deux de 16h30 à 18h30, à l'atelier de Chantal Quillec.

vendredi 18 mai 2012

Lasagnes du jardin 01

Toujours préoccupée de diminuer et faciliter le travail au jardin, j'ai fait une nouvelle expérience de technique de jardinage : les "lasagna beds" ou jardin "en lasagnes".
Le principe est d'empiler sur un sol non préparé, diverses matières organiques pour former une butte ou plate bande surélevée et très fertile.
J'ai fait au plus simple avec ce que j'avais sous la main.
Un lit de cartons

Une bonne épaisseur de fumier, quelques branchages

Une couche de paille, bien épaisse

Et finalement un dernier étage de compost bien mur récupéré à la déchetterie.

Terreau dans lequel j'ai planté, avec une étonnante facilité, sur le plat de la butte, des tomates, aubergines et poivrons.

Le sol recréé est très riche et ne convient pas au semis, seulement aux plants déjà formés. Sauf peut être aux cucurbitacées qui apprécient le compost. J'y ai donc semé melons et courgettes sur les bords de la butte, pour utiliser aussi la surface verticale.
Finalement, un peu de paillage ou mulch pour éviter le dessèchement et le croutage de la surface.

Avantages :
- Pas de travail du sol.
- Système pouvant être installé sur un sol pauvre
- Extrêmement fertile - Hyperproductif
- Augmentation de la surface (côtés cultivables), idéal pour petits jardins
- Pas de désherbage
- Récup de matériaux, coût nul
- Nettoyage de la surface utilisée, pour les années suivantes 

A suivre 

lundi 14 mai 2012

Veau doux

La vache Caramelle a enfin fait son veau.
Cela faisait une petite semaine que je la surveillais, mamelles énormes, comportement différent, grosse fatigue. Elle nous a bien fait attendre. Et je me suis levée de nombreuses fois la nuit pour aller la voir.
Mais le voici le veau de l'année, un mâle (il parait que ceux qui trainent sont plutôt des mâles) avec de belles lunettes de Normande. Caramelle s'en est occupée tout de suite, bien mieux que pour le premier. Elle a fait ça toute seule, dehors dans l'herbe, en à peine une heure, sans aucune intervention de ma part. Tout le monde est soulagé, et je vais pouvoir passer de meilleures nuits.
Bientôt du bon lait, des desserts, du fromage...


lundi 7 mai 2012

Journée de merde

      Élever des poules, une vache, des ânes, ce n'est pas seulement ramasser les œufs, tirer le lait, donner des graines ou du foin, faire des balades.
Ça, c'est le côté sympa, agréable.
Mais il y a aussi une partie du travail dont on ne parle pas dans la Petite maison dans la prairie, ni dans Aglaë et Sidonie :

la merde !

A t'on jamais vu Charles Ingalls retourner un tas de fumier ?

On considère dans les milieux autorisés, qu'une vache produit entre 10 et 15T de  bouse par an.

Si j'ajoute la quantité de crottin produite par les 2 ânes, soit 5 à 8T, j'obtiens entre 15 et 23T de fumier produit.
J'en enlève la moitié car mes bêtes vivent dehors, et qu'elles ne font donc pas tout dans leur abri (surtout les ânes qui sont bieeeeeeennn plus propre qu'une vache), j'arrive quand même à 8 ou 12T.
J'ajoute les 2 à 3T de fientes produites par les poules.

Résultat : 10 à 15 Tonnes de fumier produit sur la ferme chaque année.

Considérons que ce fumier humide a le temps de sécher un peu avant que je le ramasse et on obtient au bas mot, 6 à 10T de fumier à sortir de l'abri des animaux et du poulailler.
Si on fait ça 3 fois par an, on remue donc 2 à 3,333T de fumier chaque fois.


Et cette chaque fois, ké lapelerio :

Journée de merde.

samedi 14 avril 2012

Potager sauvage 02

Le potager devient de moins en moins sauvage.
Après les semis à la volée et la pousse brutale des herbes indésirables, j'ai du me résoudre à travailler un peu au potager. Le principal problème étant d'accéder aux différentes plantations dispersées sur le terrain sans écraser les semis et autres plantes.
Il fallait :
- pouvoir accéder à tous les recoins du potager.
- faire un tracé qui rende l'accès et le parcours agréable (se promener dans le potager) et briser la monotonie des longs rangs rectilignes.
- pouvoir entrer et sortir à plusieurs endroits sur le périmètre.
- délimiter des zones pour faciliter cultures et rotations.
- garder le côté sauvage, sans travail du sol, sans traitement chimique
Nous avons donc fait une intense séance de brainstorming avec nos premiers wwoofers pendant la "veillée".


Après avoir choisi le design qui me semblait répondre à ces exigences, nous avons enchainé aussitôt par la mise en place du cheminement, avec nos deux volontaires.
Nous avons donc bataillé avec cordeaux, baches et cartons pour matérialiser le parcours. 


 Y'a plus qu'à