samedi 14 avril 2012

Potager sauvage 02

Le potager devient de moins en moins sauvage.
Après les semis à la volée et la pousse brutale des herbes indésirables, j'ai du me résoudre à travailler un peu au potager. Le principal problème étant d'accéder aux différentes plantations dispersées sur le terrain sans écraser les semis et autres plantes.
Il fallait :
- pouvoir accéder à tous les recoins du potager.
- faire un tracé qui rende l'accès et le parcours agréable (se promener dans le potager) et briser la monotonie des longs rangs rectilignes.
- pouvoir entrer et sortir à plusieurs endroits sur le périmètre.
- délimiter des zones pour faciliter cultures et rotations.
- garder le côté sauvage, sans travail du sol, sans traitement chimique
Nous avons donc fait une intense séance de brainstorming avec nos premiers wwoofers pendant la "veillée".


Après avoir choisi le design qui me semblait répondre à ces exigences, nous avons enchainé aussitôt par la mise en place du cheminement, avec nos deux volontaires.
Nous avons donc bataillé avec cordeaux, baches et cartons pour matérialiser le parcours. 


 Y'a plus qu'à

jeudi 12 avril 2012

Parterre autofertile 05

Des nouvelles du "quiole".
Nous avons ramassé et croqué les premiers radis.
Les oignons blancs ne sont jamais sortis, mais tout le reste pousse normalement. Nous pourrons bientôt déguster quelques feuilles de laitue à couper.
Les herbes indésirables sont là aussi mais il est très facile de passer quelques minutes, entre deux activités, à désherber du bout des doigts les petites pousses.
J'utilise aussi ce jardin en trou de serrure comme un lit de semences, pour les blettes par exemple, que je replanterai dans une "lasagne" en cours de construction.
Une plantule de cucurbitacée s'est incrustée, probablement un concombre.



A suivre

lundi 19 mars 2012

Des fraises suspendues

Une nouvelle petite expérience de jardinage qui nous a occupé ce dimanche d'averses.
Je suis nulle en désherbage de fraisiers, et je ne veux pas utiliser de baches, mais j'adore les fraises cueillies sur le pied. La maigre production en pot, de 3 malheureux fraisiers, disparait mystérieusement au fur et à mesure.
Nous avons donc trouvé un système qui devrait nous permettre d'avoir un bon paquet de fraises, sans désherbage. Un système qui conviendrait bien au jardinage urbain ou de balcon : une "colonne de fraisiers".
J'ai pris un seau percé et inutilisable dans son usage habituel. J'y ai pratiqué quelques ouvertures. J'ai percé de petits trous dans un tuyau PVC.


Je place dans chaque alvéole un pied de fraisier ou un stolon de l'année dernière. Je cale et rempli avec du terreau-compost, et je maintiens le tuyau percé au centre du seau.

On peut poser l'objet sur un support ou le suspendre solidement (hors de portée des enfants c'est possible aussi).
Le tuyau percé central permet d'arroser régulièrement toute la hauteur de plantation.
Il est possible de fabriquer cette colonne avec d'autres matériaux, bois, tonneau,
Un autre modèle à tester : le pentagone de fraises.


17 Juin 2014.
Je réactualise cet article car il semble très visité.
J'ai eu pas mal de fraises la première année avec ce système mais il fallait arroser presque chaque jour. Le récipient offrait trop de possibilités de perte d'eau. Je pense que ça peut fonctionner dans un petit jardin proche de la maison ou bien un balcon.
Pour un jardin moins fréquenté, il faudrait soit un conteneur plus grand, soit le système utilisé par "Way Out West Blowin Blog" :
LIEN VIDEO

Je vais le mettre en place pour l'année prochaine, à la fois dans la serre et dehors.

vendredi 16 mars 2012

Parterre autofertile 04

Dès le lendemain des premiers semis, le jardin en trou de serrure a beaucoup intéressé mon chien, puis les oiseaux qui ont allègrement gratté la terre. Le chien a bien compris et les oiseaux viennent apparemment plus pour le compost que pour les graines.


Nous avons donc semé depuis le 19 février :
Petits pois : ils sont bien sortis et forment une jolie étoile.
Laitue à couper : levée rapide mais pousse lente.
Epinards : ils ont du mal à sortir.
Tétragone : c'est peut être une erreur car elle risque de prendre trop de place. A voir.
Oignons blancs : pas de nouvelles.
Radis : superbes, je vais en resemer, car ça pousse vite et j'adore ça.
Carottes : Il parait qu'elles vont 3 semaines en enfer avant de lever. Je les attends.
Oignons jaunes : j'ai replanté quelques pousses d'oignons qui s'étaient dédoublés dans l'ancien potager. Ils ont l'air de reprendre.


Remarques :
Le système de semis en étoile semble une bonne idée, ça permet de délimiter des zones, même si on peut mélanger les plantes.
Certaines graines peuvent être semées quasiment à l'unité, sinon les mélanger à du sable avant le semis.
Une partie du keyhole garden est à l'ombre d'un pin à partir de 15h, les petits pois ont un peu de retard dans ce coin là.
J'ai du arroser presque tous les jours car il n'a pas plu et que le parterre a un bon drainage. Je vais probablement utiliser du paillage. 

mardi 6 mars 2012

Potager sauvage 01

Après le jardin en trou de serrure, voici donc la deuxième expérience dans notre ferme en transition : un jardin potager "sauvage".

La problématique est toujours la même : 
- Travaillant seule à la ferme, j'ai du mal à dégager assez de temps pour me consacrer à un potager classique (travail de la terre, désherbage, binage...).
- Nous n'utilisons pas de produits chimiques et avons peu de matériel ou d'outils pour l'entretien mécanique d'un grand jardin.
- Nous avons l'espace et la durée pour faire des expériences. Nous n'avons pas de potager jusqu'à présent, donc nous pouvons continuer comme ça encore un peu.

En faisant un mix des méthodes de culture de Masanobu Fukuoka, Sepp Holzer ou  Whitefield, j'ai fait un mélange de graines variées (légumineuses, légumes à feuilles ou à racines, fleurs) qu'on sème habituellement à cette époque. Je les ai enrobées dans de l'argile (en provenance de la tuilerie locale traditionnelle) et les ai semées à la volée sur un terrain mal travaillé l'année dernière et non désherbé.


Je compte ajouter du mulch à tout moment et refaire des semis en avril et en mai avec d'autres graines.

Objectif : Obtenir au bout de quelques mois voire quelques années, des légumes récoltés selon les besoins, récolter aussi des graines pour entretenir le système, laisser certains se reproduire, diminuer la quantité d'herbes non désirées et augmenter la fertilité du sol par le semis de légumineuses.

Advienne que pourra

A suivre 

dimanche 4 mars 2012

Record

Grosses surprises aujourd'hui dans les nids : deux oeufs énooormes.
Au milieu la taille habituelle soit 68g, c'est déjà beau.
A droite 97g
A gauche 103g
Ou inversement

dimanche 19 février 2012

Parterre autofertile 03

Depuis le mois de décembre et la première étape de construction du jardin "en trou de serrure", il ne s'est pas passé grand chose. A chaque occasion j'ai continué à le remplir des matières organiques que j'avais sous la main (boites à œufs, paille, vieux foin humide, feuilles d'artichaut gelées, écorces...).
Aujourd'hui c'était le moment de boucler cette mise en place.
Nous avons donc fini le remplissage par quelques brouettes de terre.

Puis une fine couche de compost bien mûr.

Nous avons pu semer nos premières graines : des pois nain mangetout que nous avons choisi de semer en rayons pour laisser des espaces accessibles pour les légumes suivants. Et pour se donner toutes les chances, c'était aujourd'hui un jour "fruit" en lune montante, l'idéal pour des pois, non ?! La levée se fait normalement en 6 à 15 jours.


A suivre